Un vélo loué 60 jours peut rapporter 1 500 euros au commerçant
Une tribune du Journal du Net propose aux boutiques de louer le stock qui dort, avec un parcours sur téléphone qui remplace cahiers et cautions en liquide.

En bref
- Selon un auteur du Journal du Net, la location est une ligne de revenu peu exploitée par les commerces de proximité.
- Les exemples chiffrés sont illustratifs : vélo électrique, appareil photo, nettoyeur haute pression.
- Le parcours décrit sur téléphone prend environ deux minutes.
- L’auteur recommande cinq références qui tournent plutôt que soixante qui dorment.
Dans une tribune parue le 22 octobre 2026 sur le Journal du Net, un auteur souligne qu’une boutique de cycles installée en centre-ville immobilise de 60 000 à 150 000 euros de stock, lequel ne génère aucun revenu tant qu’aucune vente n’a lieu. Sa proposition : louer ce que l’on vend déjà.
Pourquoi la location peut battre l’achat
L’auteur avance une règle de décision : en dessous de dix jours d’usage par an, la location l’emporte sur l’achat, pour le client comme pour le commerçant. Proposer les deux formules permet de servir ceux qui veulent posséder l’objet et ceux qui en ont seulement besoin ponctuellement.
Selon lui, la location transforme l’avantage de localisation du commerçant de proximité (à deux minutes, objet en rayon, conseil au comptoir) en revenu récurrent.
Trois objets, trois rendements
Les chiffres ci-dessous sont des exemples illustratifs donnés par l’auteur, non des résultats mesurés dans des commerces réels.
| Objet | Achat | Location | Résultat |
|---|---|---|---|
| Vélo électrique | 2 400 € | 25 € par jour, 60 jours par saison | 1 500 € encaissés, puis revente en occasion de démonstration |
| Appareil photo avec objectif | 1 500 € | 30 € par jour, quatre jours par mois | 1 440 € par an |
| Nettoyeur haute pression | 250 € | 20 € par jour, deux samedis par mois | Remboursé avant l’été |
Confiance, caution, casse
L’auteur dit avoir observé des magasins de vélos et de ski où la location repose sur un cahier, une enveloppe de cautions en liquide et un classeur de photocopies de cartes d’identité. Une location y prend un quart d’heure.
Trois frictions freinent la pratique : la confiance (qui est le client), la caution (où est l’argent et qui le rend) et la casse (qui paie). Des réponses existent pourtant ailleurs. Des banques en ligne vérifient l’identité avec une pièce et un selfie en trente secondes, des hôtels bloquent une caution sur la carte, et des loueurs de voitures incluent une couverture dans le prix.
Le parcours décrit, en quelques gestes
- Le vendeur crée la location sur son téléphone : objet, dates, prix, caution.
- Le client scanne un code et saisit son e-mail et son numéro.
- Il scanne sa pièce d’identité et fait un selfie.
- Il paie par carte ou par téléphone.
Dans ce parcours, la caution reste bloquée sur la carte et se libère au retour, la couverture casse et vol suit l’objet, et l’ensemble dure environ deux minutes, sans photocopie ni liquide.
Le client repart avec un compte qui lui servira à réserver de chez lui la fois suivante. Chaque location identifie ainsi un client qui a une raison de revenir.
Les règles de lancement
- Ne pas vouloir tout louer : l’auteur préconise cinq références qui tournent (vélo électrique, remorque enfant, porte-vélos, deux paires de skis de test) plutôt que soixante qui dorment.
- Fixer un prix crédible : selon lui, il se situe entre un et deux pour cent du prix d’achat par jour.
- Photographier l’objet au départ : c’est la seule preuve utile au retour.
- Éviter la caution en liquide : l’article y voit un risque fiscal et une source de friction pour le client comme pour le commerçant.
Photo : Kampus Production / Pexels
